1 - Qu'est-ce que l'énergie de vie créatrice ?
Dernière mise à jour : 15 août
Article 1/5 — Série « Retrouver sa voie, retrouver sa vérité »
Nous entendons souvent parler des corps physiques, émotionnels et spirituels, de l’âme, de Dieu et de l’humain comme un être à part entière.
Et si on se posait la question : Qui est entrain de lire cet article ? Réellement ?
Qu'est-ce qui, en nous, respire quand nous ne le décidons pas ? Qu'est-ce qui bat, qui digère, qui guérit une coupure, qui fait pousser un ongle sans que notre volonté n'y soit pour rien ?
Cette force-là, discrète et pourtant bien présente, porte plusieurs noms selon les traditions : Prana pour les yogis, Chi ou Qi pour la médecine chinoise, Tao pour Lao Tseu, champ quantique pour Joe Dispenza, Dieu.
Nous l'appellerons ici l'Énergie de Vie Créatrice : la source universelle dont chaque être vivant est une expression, une modulation, un visage particulier, une identité humaine.

Une énergie incarnée
La première chose à comprendre est que cette énergie n'est pas une chose logée dans un petit recoin de notre corps. Elle est ce qui précède l’incarnation dans le corps et ce qui le traverse au quotidien pour le maintenir en vi.
Nisargadatta Maharaj disait que nous nous trompons dès que nous nous identifions à notre corps ou à notre histoire personnelle : ce que nous sommes réellement est la Conscience elle-même, non pas une conscience parmi d'autres, mais la Conscience qui rend toute expérience possible.
Ramana Maharshi allait dans le même sens avec sa question fondatrice : « Qui suis-je ? » Non pas pour obtenir une réponse intellectuelle, mais pour remonter, par l'introspection, jusqu'à la source d'où jaillit le sentiment même du « Je ». Ce que l'on trouve à ce niveau-là, disait-il, n'est ni une pensée, ni une émotion, ni un corps : c'est une présence silencieuse, pleine, sans défauts, la Conscience-Énergie elle-même.
Une énergie créatrice
Pourquoi parler d'énergie créatrice ? Parce que cette force ne se contente pas d'animer : elle façonne. Elle est à l'origine de chaque pensée, de chaque geste, de chaque circonstance de votre vie. Abraham-Hicks résume cela par une image simple : « Vous n'êtes pas un spectateur de votre existence, vous en êtes le point de création constant, à travers ce que vous pensez, ressentez et vibrez. »
Joe Dispenza apporte ici un éclairage plus contemporain : les recherches en neurosciences et en épigénétique montrent que nos pensées répétées et nos états émotionnels dominants influencent littéralement l'expression de nos gènes et la chimie de notre corps.
Autrement dit : l'énergie créatrice que nous sommes ne se trouve pas dans un pays lointain, dans un univers inatteignable ; elle circule concrètement dans chaque cellule, à chaque instant, selon la fréquence que nous entretenons, selon la conscience que nous portons à sa présence, à notre présence réelle dans ce corps. Réaliser que nous ne sommes pas ce corps, mais l’énergie qui a décidé de venir s’incarner dans une expérience humaine, permet d’aborder notre existence avec une autre paire de lunettes.
Pourquoi l'oublions-nous ?
Si cette énergie est notre nature la plus fondamentale, pourquoi la vivons-nous si rarement comme telle ?
Parce qu'un être humain grandit en s'identifiant progressivement à un personnage : un nom, une histoire, des blessures, des croyances héritées de la famille, de la culture, parfois d'empreintes plus anciennes encore. Eckhart Tolle appelle cela le « corps de souffrance », cette couche de mémoire émotionnelle qui, à force d'être nourrie, finit par se faire passer pour notre identité véritable. Nous créons ainsi des couches de voiles par-dessus notre vérité fondamentale.
Lorsque nous sommes enfants, notre ordinateur de bord sort de l’usine et est comme neuf, neutre, avec ses fonctions de base reliées à sa batterie interne. Mais nous arrivons dans une famille avec son histoire, ses croyances, ses peurs, ses blessures, et notre ordinateur va donc être nourri de cela et créer des programmes en fonction de ce qu’il pense être la norme.
Ce n'est pas une faute. C'est une réaction à l’environnement dans lequel nous baignons. Et un programme peut être reconnu et, surtout, retiré.
Ce que cela change concrètement
Comprendre que nous sommes cette énergie de vie créatrice et non un petit être séparé qui tente désespérément de retrouver un équilibre en se construisant des croyances à l’extérieur de nous change tout :
Nous cessons de chercher notre valeur dans le regard des autres, car elle est déjà là, à la source.
Nous cessons de vivre comme une victime des circonstances, car nous redevenons ce qui participe à leur création, même si c’est parfois difficile de l’accepter.
Nous retrouvons un accès direct à notre intuition, notre créativité, notre capacité d'auto-régénération.
Ce n'est pas une croyance à adopter de force. C'est une reconnaissance, celle que Byron Katie invite à faire à chaque instant : « Est-ce vrai que je suis limité(e) à mon histoire ? ».
Et dans le silence et la présence qui suit la question, quelque chose de plus vaste se laisse entrevoir, se pose et se reconnait…
Dans le prochain article, nous explorerons une question qui découle naturellement de celle-ci : si nous sommes cette énergie créatrice infinie, pourquoi avons-nous choisi de venir l'incarner ici, sur terre, à travers une vie humaine ?



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