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Léa Lanoux

Accompagnatrice de mouvements

Mon parcours

Pendant des années, j'ai été excellente pour les autres…

Dans ma vie privée j'ai cherché la reconnaissance à l'extérieur de moi, sans cesse. Alors j'ai aimé, maladroitement. J'ai donné, trop, pour qu'on me donne en retour. Dans ma vie professionnelle, la même dynamique. HPI et rapide, je pouvais m'adapter très vite à de nouveaux environnements, à de nouvelles tâches et apprendre rapidement de nouvelles compétences. Mes patrons et ensuite mes clients avançaient, leurs business grandissaient, leurs problèmes se résolvaient. Et moi, je donnais, sans me valoriser, et donc sans être vraiment valorisée pour ce que je faisais.

Ce que je n'avais pas vu, ou que je ne voulais pas voir, c'est que je m'épuisais pour des projets qui n'étaient pas les

miens, pour un manque de reconnaissance que je ne me donnais pas moi-même. Pas par manque d'intelligence. Par

peur. La peur de m'engager vraiment pour moi-même. Pour quelque chose qui me ressemble profondément, pour qui

j'étais vraiment.

En parallèle, je cherchais. Beaucoup de stages en développement personnel, de méthodes, d'outils.

Léa

Pas pour en faire un business, pour survivre à la distance entre ce que j'étais vraiment qui cherchais à s'exprimer mais que je n'arrivais pas à définir, et les programmes inconscients qui se déroulaient devant mes yeux sans que je puisse réellement les modifier et qui me faisait souffrir. 

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Et puis il y a eu les déménagements. L'Australie enfant, le Portugal à 30 ans, le Vietnam, la Corée. Chaque départ croyant résoudre mes trous noirs intérieurs. Chaque arrivée réalisant que ce que je cherchais n'avait pas de passeport.

Ce que j'ai compris, pas dans un livre, dans mon propre corps, c'est que nos bagages intérieurs font toujours le même voyage que nous. On peut changer de fuseau horaire, pas de position intérieure. Et paradoxalement, c'est la meilleure nouvelle qui soit. Parce que si le travail est à l'intérieur,  nous pouvons le commencer maintenant. Là où on est. Sans attendre le prochain départ.

 

Ce qui a changé, ce n'est pas un déclic. Pas une révélation. C'est une fatigue. La fatigue douce et profonde de ne pas s'écouter. Et la décision, un matin, de construire enfin quelque chose qui m'appartient, aligné avec ce que je suis, pas avec ce qu'on attend de moi.

 

Aujourd'hui je suis à Jeju, une île coréenne au milieu de l'océan où je me retrouve et où j'ai rencontré mon mari. Nous attendons notre première fille, et pendant cette grossesse, une vraie position intérieure s'est manifestée : Aujourd'hui, je me détache enfin d'un passé trop lourd pour faire place à un nouveau paradigme, une nouvelle énergie pour moi et mon bébé. Ce n'est plus de la théorie, c'est une manifestation dans la matière, dans mon quotidien, dans mes relations. Il m'a aussi fallu m'accrocher très fort à ces changements parce que les mécanismes automatiques qui courent depuis des années ont au début plus de poids que les nouvelles habitudes que nous mettons en place. J'ai eu la chance d'être soutenu et accompagner par une merveilleuse personne qui m'a permis de tenir le cap. 

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Aujourd'hui, j'ai envie d'offrir un espace pour les gens qui, comme moi, sont excellents pour les autres et ont oublié de l'être pour eux-mêmes. Pour les entrepreneurs qui réussissent extérieurement et se cherchent intérieurement. Pour les expats qui voyagent loin et ont du mal à rentrer en eux-mêmes. Pour ceux qui, comme moi, repoussent ce qui compte vraiment par peur, non pas d'échouer, mais d'être enfin vraiment vus.

Je ne suis pas quelqu'un qui a trouvé toutes les réponses.

Je suis encore en chemin.

Et c'est exactement pour ça que je peux aider ceux qui commencent à l'emprunter.

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